La vie est un torrent rapide...
Les surprises de la vie, parfois bonnes, parfois beaucoup moins; certaines
peuvent faire basculer nos vies en quelques secondes... Ce qui me surprend,
c'est la résilience humaine face à l'adversité; même
lorsque votre monde
s'écroule, lorsque votre vie est brisée, il suffit de quelques
mois ou
quelques années pour qu'elle reprenne le dessus. Les blessures finissent
par cautériser; il reste comme une douleur permanente mais diffuse,
et l'on
s'y habitue, on vit avec, comme l'arrière-plan de la Joconde; "tout
ce qui
ne nous tue pas nous rend plus fort". Mais quand même ça
prend un certain
temps.
En Ouganda, depuis 10 ans, la
secte des 'soldats du seigneur' a kidnappé
plus de 20000 écoliers, pour les endoctriner et les forcer à
dépecer vivants
leurs frères humains, sur les ordres d'un psychopathe local qui affirme
recevoir ses instructions par des anges... Cependant un magistrat Français
tente
d'inculper l'épouse d'un ex-ministre Zairois pour 'esclavage' parce
qu'elle
exploitait sa petite bonne locale, ramenée dans sa résidence
parisienne. Il
y a vraiment des énergies gaspillées, dans l'échelle
des valeurs de la justice. Mais bon, vu le traitement de faveur offert à
un ambassadeur Zairois qui avait tué 2 gamins de 13 ans sur la côte
d'Azur, en les écrasant avec sa Mercedes au double de la vitesse réglementaire
en ville, la dame ne craint pas grand-chose (3 mois avec sursis pour le meurtre
accidentel de 2 gamins, pas cher). Ah si pourtant, il n'est plus ministre,
monsieur son époux.
Même entre quatre murs,
l'homme peut encore exprimer sa liberté, il peut
décider de mettre fin à sa vie en s'éclatant la tête
contre les murs (Sartre
le laid). La liberté ou la mort ? Dilemme constant. Vaut-il mieux décider
soi-même de terminer sa vie, quand elle devient trop contraignante et
qu'on s'enfonce dans une impasse, ou bien voir venir, se préparer spirituellement
à des périodes sombres, avec l'espoir d'y survivre utilement,
d'en " extraire la substantifique moelle ", de mettre à profit
ces périodes de retraite pour effectuer un travail sur soi, écrire,
peindre, créer.
Mais comme disait Cioran, avant de se suicider "Ecrire, pourquoi, pour
qui ?"
Il nous reste si peu de temps; si peu de temps.
Vraiment, en prenant un minimum
de recul, c'est effarant comme ça file vite,
une vie ! Hop, une météorite pour les plus intenses, une bougie
pour le plus grand nombre. "Et cette petite, la-bas, celle qui va s'éteindre?"
"Celle-la, ah ben c'est la tienne."
Cette page peut sembler un petit
peu sombre, voire pessimiste; du tout du
tout, j'adore la vie, mais parfois sa fragilité me saute aux yeux,
à la faveur d'un évènement désagréable.
Bonne vie a tous.

